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DeadBrik

 

Dès son plus jeune âge, le petit Deadbrik se démarque de ses camarades par une ambition sans limite. Il sera médecin. Ou avocat. Ou astronaute. Et tandis que toute la famille en reste comme deux ronds de flan, lui sait demeurer humble dans la gloire à venir.

Mais s'attirant alors la jalousie des autres sales merdeux de sa classe qui, il faut bien l'avouer, étaient bien incapables de s'inventer des métiers de le futur aussi génials, Deadbrik sombre d'un coup dans la dépression, l'alcool de patates et la superglue.

A seize ans, le pauvre gosse neurasthénique qui déambulait aux hasards de la falaise escarpée de son désespoir grandissant comme l'auréole de sang qu'une lettre griffonnée à la hâte absorbe un soir glacial de septembre en Bulgarie, quelque ouvrage de Baudelaire ou Laurence Pernoud dans la poche de son sweat capuche, le pauvre gosse, donc, trouve sa voie.

Les médecins sont des empoisonneurs, les avocats des grosses putes et les astronautes n'existent pas. Au diable tout cela. Il n'y a que l'Ââârt qui méritatât qu'on s'y intérestesse.

Ainsi, en école d'Ââârt, il apprend le dessin de femmes à poil, les traits à la règle, le coloriage sans dépasser et l'incitation à la surconsommation des crétins décérébrés en fonction de la catégorie de crétins à laquelle ils appartiennent, par une propagande visuelle axée sur le vice et les stéréotypes sympatoches, c'est-à-dire le dessin de femmes à poil.

 

Et aujourd'hui, fort d'un tel savoir et des multiples expériences graphiques qui en découlèrent, Deadbrik a finalement réalisé son rêve de toujours, celui de quand il était tout gamin : cultiver des haricots.

 

 

 

 

Ses Trucs (et ses bidules)
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